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Photovoltaïque au sol

Quel terrain pour mon projet ?

Le photovoltaïque au sol peut présenter deux configurations : le parc photovoltaïque sur un terrain nu, aussi appelé ferme solaire, et les ombrières photovoltaïques destinées à protéger les aires de stationnement de véhicules du soleil ou des intempéries. Si la première forme concerne les terrains de plusieurs hectares à plusieurs dizaines d’hectares, la seconde se déploiera sur les aires de stationnement de 50 places ou plus.

En 2018, seuls les parcs photovoltaïques de plus de 500 kW (soit 1 hectare minimum) peuvent bénéficier des mesures de soutien de l’Etat. Pour les ombrières, celles-ci concernent même les petits projets.

Les principes d'implantation au sol

Parcs au sol

Un parc photovoltaïque au sol est composé d’un ensemble d’éléments dont les principes d’implantation sont adaptés au terrain et aux résultats des études préalables.

 

PV_sol_plan_implantation_Hespul_2018Éléments composant un parc photovoltaïque au sol©Hespul
  1. Une clôture sécurisée avec portail et vidéosurveillance
  2. Un accès chantier et exploitation
  3. Des voiries pour les travaux et la maintenance
  4. Un ou plusieurs champs photovoltaïques avec leurs chemins de câbles et boîtiers de raccordement
  5. Des postes onduleurs avec transformateurs
  6. Un poste de livraison vers le réseau électrique
  7. Une citerne incendie
  8. Des aménagements paysagers le cas échéant

Les différents systèmes de montage au sol

Parcs au sol

Dans les parcs au sol, les modules sont fixés sur des tables. Celles-ci sont soit en position fixe, généralement inclinées vers le sud, soit mobiles sur des structures couramment appelés "trackers" ou suiveurs de soleil, qui s’orientent en fonction de la course du soleil selon un ou deux axes.

1MW_Suisse_lestage_Hespul_2009Parc PV au sol de 1MW en Suisse avec structure bois et lestage©Hespul
PV_sol_Solon_mover_2_axes_SOLON_2009SOLON Mover 2 axes©SOLON SE Berlin

 

Le parc photovoltaïque dans son environnement

Insertion paysagère

PV_sol_insertion_paysagere_PhoenixSolar_2009.pngExemple d'insertion paysagère d'un parc PV au sol©Phoenix Solar

 

Bien qu’ils soient plus gourmands en espace que leurs cousins éoliens du fait d’une densité énergétique plus faible, les parcs photovoltaïques ont un impact paysager nettement moindre découlant de caractéristiques qui les rendent beaucoup moins visibles :

  • une structure visuelle horizontale et non verticale avec une hauteur maximale de quelques mètres, ce qui les rend peu visible pour un observateur au sol, même se trouvant à proximité.
  • une gamme de couleurs dominantes « passe-partout » (entre bleu moyen et gris foncé)
  • l’absence de mouvement attirant l’œil et donc l’attention.

Combiné à ces trois caractéristiques, l’effet d’alignement des champs de modules peut, pour un observateur situé en surplomb, rappeler certaines pratiques agricoles courantes (andains de foin, champs de lavande, vignes …).

En ce qui concerne la co-visibilité, notamment avec des monuments historiques ou des sites naturels, les parcs photovoltaïques sont soumis aux règles de droit commun dès lors qu’il s’agit d’un site classé au titre du patrimoine ou de l’environnement, sous l’autorité des ABF ou de la Commission des sites concernée.

Parcs au sol

De manière générale, les parcs au sol sont des projets de grande envergure, qui mobilisent des investissements importants et une ingénierie conséquente, notamment en phase de développement. Des opérateurs spécialisés, à l’instar des promoteurs immobiliers, se chargent d’obtenir l’ensemble des autorisations nécessaires au bon aboutissement du projet, et sont distincts des constructeurs voire des exploitants. Les développeurs vendent bien souvent leurs parcs photovoltaïques à la mise en service ou après quelques années d’exploitation seulement, afin de pouvoir financer de nouveaux développements.

Les terrains favorables sont de préférence plats et dégagés, sur plusieurs hectares, faciles d’accès et peuvent être clôturés. La distance de raccordement au poste source le plus proche fait également partie des critères de sélection d’un terrain. Enfin, une des premières interrogations lors de l’examen préalable d’un terrain est la compatibilité du projet avec le document d’urbanisme et les éventuelles protections et servitudes auxquelles applicables.

Les parcs photovoltaïques n’ont pas vocation à occuper des terres arables qui doivent, du point de vue du développement durable, être réservées à la production de nourriture dans une perspective de relocalisation de l’agriculture et de réduction de l’empreinte écologique des systèmes alimentaires.

Ils peuvent en revanche permettre de valoriser de manière écologique, sans aucun impact polluant direct et avec un impact visuel extrêmement limité, les nombreux terrains ouverts impropres à l’agriculture et non exploités pour un autre usage : terres arides ou polluées, friches industrielles, terrains militaires en reconversion, carreaux de mines, abords d’aéroports ou d’autoroutes, anciennes décharges, zones de protection de captages d’eau potable, zones de déprise etc.

En outre, les parcs photovoltaïques ne monopolisent qu’une partie des terrains qu’ils occupent, ce qui les rend compatibles avec certaines pratiques agricoles comme l’élevage extensif d’ovins (ces derniers contribuant de plus à l’entretien du terrain et à la maintenance de l’installation en conservant l’herbe rase) ou encore l’apiculture, les petites cultures maraîchères et autres modes de valorisation des parcelles.

Comme ils ne nécessitent pas de fondations lourdes du fait d’une faible prise au vent, ils ne laisseront pas de trace significative sur le terrain après leur démontage, permettant ainsi à un autre usage de prendre éventuellement leur suite au terme de leur durée d’exploitation commerciale ou technique.

Ombrières de parking

Les ombrières de parking présentent l’avantage de mobiliser du foncier déjà artificialisé et d’apporter un confort supplémentaire aux usagers du parking. En revanche, les coûts sont plus élevés en raison de la hauteur nécessaire des structures.

Aussi, la sélection d’un emplacement dépendra des frais de préparation, de la présence de réseaux enterrés, de la proximité avec le réseau électrique, de la reprise de la collecte des eaux pluviales… Les projets se réalisent généralement sur des aires de stationnement de plusieurs dizaines voire plusieurs centaines d'emplacements.

À la différence des parcs au sol, la pluie ne passe pas entre les modules.

Dernière Mise à jour : 01/02/2019
Article suivant Les principes d'implantation au sol

Ombrières de parking

Dans le cas d’une ombrière de parking, on distinguera les zones de stationnement, couvertes par les ombrières, des zones de circulation. Celles-ci sont bien souvent pré-existantes au projet photovoltaïque et seront conservées pour minimiser les coûts de préparation du terrain. Les éléments techniques de l’installation photovoltaïques sont les mêmes, à la différence que les onduleurs et les postes électriques sont implantés sous les ombrières.

ombriere_implantation_Hespul_2018Disposition d'une ombrière de parking©Hespul
Dernière Mise à jour : 01/02/2019
Article précédent Quel terrain pour mon projet ?
Article suivant Les différents systèmes de montage au sol

Les tables fixes comportent généralement 3 à 6 rangées de modules dans le sens de la hauteur sur 10 à 20 modules dans le sens de la longueur. Le bas des modules à environ 80 cm du sol et le haut des tables entre 2m50 et 4m.

Les trackers à axe unique horizontal forment des rangées nord-sud pour pouvoir pivoter d’est en ouest, généralement sur une largeur de module. Ils sont ainsi orientés à l’Est le matin à une inclinaison de 50° par rapport à l’horizontale, positionnés à l’horizontale à midi, et inclinés à l’Ouest à 50° le soir. Leur débattement ne dépasse pas 2m50 de haut. Ils sont équipés de moteurs répartis par rangées ou actionnant plusieurs rangées à travers un axe.

Les trackers deux-axes, qui s'orientent d'est en ouest au cours de la journée mais également du nord au sud en fonction des saisons, sont réservés aux cellules photovoltaïques à concentration. Celles-ci sont constituées d'une lentille de Fresnel en face avant de chaque cellule de silicium, pour lesquelles l'incidence du rayonnement solaire doit être normale à tout instant.

Le choix de la hauteur des structures dépend de l'impact paysager du parc et des possibilités d'ancrage (de la nature du sol). L’espacement entre les rangées de modules est calculé en fonction de l’ombrage mutuel d’une rangée ou d’un tracker sur l’autre.

Des systèmes agrivoltaïques sont actuellement en phase de test, permettant de concilier une culture agricole et une production d'énergie sur les mêmes parcelles.

  Puissance surfacique
Parc PV au sol – modules sur tables inclinées à 30° 0,5 à 0,65 MWc/ha de terrain clôturé
Parc PV au sol – modules sur tables inclinées à 15° 0,65 à 0,9 MWc/ha de terrain clôturé
Parc PV au sol – modules sur trackers mono-axe Est-Ouest 0,35 à 0,5 MWc/ha de terrain clôturé

Densités de puissance moyennes des parcs au sol, pour des modules de 15 à 20% de rendement surfacique (source : Hespul)

Ombrières de parking

Les ombrières de parking nécessitent des structures support conséquentes, dont la hauteur et l’emprise au sol doivent être adaptés à la circulation des véhicules (voitures, camion…), et la tenue mécanique aux conditions climatiques (neige et vent…). Il est aussi important de favoriser la correspondance entre les groupes de modules photovoltaïques sur le plan électrique et sur le plan architectural.
Les supports peuvent présenter différentes formes de charpentes : en T, en Y, en V, en , en W…

PV_sol_structures_ombrieres_Hespul_2018Diversité des structures supports d'ombrière de parking©Hespul

Les plans de modules sont généralement peu inclinés, de 10 à 15° par rapport à l’horizontale, et sont orientés sud.

  Puissance surfacique
Ombrières de parking – modules inclinés à 10° 90 à 120 Wc/m2 de parking pour véhicules légers (voieries comprises)

 

Dernière Mise à jour : 01/02/2019
Article précédent Les principes d'implantation au sol
Article suivant Le parc photovoltaïque dans son environnement

Impacts sur la faune

La gêne occasionnée à la faune aérienne (oiseaux et insectes), essentiellement visuelle, est très limitée, et aucune observation ni étude n’a démontré l’existence de problèmes sensibles. L’idée parfois évoquée que la surface des modules pourrait être confondue avec une étendue d’eau par les oiseaux aquatiques est clairement infondée. Une étude menée en Allemagne sur un parc mitoyen d’un immense bassin de retenue du canal Main-Danube n’a révélé aucun cas d’une telle confusion.

L’obligation de clôturer les terrains pour des raisons de sécurité et d’assurance peut en revanche empêcher la faune terrestre moyenne et grande de se déplacer à sa guise, ce qui peut avoir des implications au niveau de l’équilibre de la biodiversité locale compte tenu de la dimension des espaces pouvant ainsi être interdits. Une solution peut être trouvée par la mise en place de dispositifs de passage des clôtures adaptés à la taille et aux mœurs des espèces concernées et, dans certains cas, de corridors écologiques.

Retombées pour le territoire

Fiscalité locale

Les parcs photovoltaïques au sol peuvent être économiquement attractifs pour les collectivités territoriales auxquelles l’arrivée d’un tel équipement est susceptible de procurer un revenu non négligeable grâce à la fiscalité locale (taxe d’aménagement, taxe foncière, contribution foncière des entreprises, IFER…) qui peut s’élever à plusieurs dizaines de milliers d’euros par an.

Pour une petite commune rurale, une rentrée de cet ordre de grandeur, garantie sur 20 ans, peut représenter une manne permettant de financer des projets ou des activités socialement utiles à la communauté et aux habitants, et contribuer ainsi à redynamiser des territoires en perte de vitesse.
Par ailleurs, si la commune est propriétaire du terrain, elle percevra aussi un loyer pour la mise à disposition de celui-ci. Enfin, elle peut décider d’entrer au capital de la société projet afin de toucher des dividendes, mesure encouragée par les pouvoirs publics à travers les appels d’offres de la CRE.

Maintien d'une activité agricole

Un parc PV au sol peut aller de pair avec le maintien d’une activité pastorale, pourvu que les hauteurs des structures et le schéma d’implantation des divers éléments aient anticipé cet usage. Le développeur photovoltaïque peut aussi inclure dans son projet la préparation de prairies (terrassements éventuels, ensemencement…) et l’installation de points d’eau pour les bêtes.

A Ortaffa, dans les Pyrénées Orientales, juwi EnR (désormais Neoen) et le maire de la commune ont mis en place une démarche spécifique permettant une bonne intégration d’un parc photovoltaïque au sol de 25 MW à la réalité du territoire.
Le parc en question, raccordé en septembre 2013, est implanté sur 87 hectares de terrains de faible valeur agronomique du type friches et vignes classées VCC1 (pour 90% de la surface du projet).

PVSol_Ortaffa_ensemble_Dronimages-Juwi_2012Vue d’ensemble du parc agri-solaire d’Ortaffa©Dronimages, R. Roig / Juwi EnR

L’ensemble a été pensé pour permettre une cohabitation harmonieuse entre le parc et une agriculture respectueuse de l’environnement : découpage du parc en 10 enclos pour respecter les spécificités naturelles du site, certification ISO 14001 du chantier avec la mise en place d’une charte chantier vert, semis d’espèces fourragères et mellifères locales, entretien naturel du parc grâce aux moutons, installation de ruches….

 

PV_sol_Ortaffa_entretien_moutons_Dronimages-Juwi_2012Entretien du parc agri-solaire d’Ortaffa par des moutons©Dronimages, R. Roig / Juwi EnR

 

Afin de préserver le patrimoine viticole de la région, juwi EnR et le maire d’Ortaffa ont mis en place une charte viticole permettant d’intégrer le développement de cette filière agricole en cohésion avec le projet de parc photovoltaïque. La charte prévoit que juwi EnR offre son soutien technique et financier aux exploitants pour replanter sur des terrains à plus grande valeur agronomique et améliorer leur vignoble, ou restructurer qualitativement leur exploitation voire se convertir à l’agriculture biologique. De plus, les meilleures parcelles de vigne ont été préservées selon des critères de qualité et de productivité alors que d’autres ont pu accueillir des installations photovoltaïques.
Ce projet a été présenté en amont aux habitants et acteurs locaux concernés afin de recueillir leurs avis et intérêts.
 

 

Dernière Mise à jour : 01/02/2019
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Photovoltaïque au sol

Quel terrain pour mon projet ?

Le photovoltaïque au sol peut présenter deux configurations : le parc photovoltaïque sur un terrain nu, aussi appelé ferme solaire, et les ombrières photovoltaïques destinées à protéger les aires de stationnement de véhicules du soleil ou des intempéries. Si la première forme concerne les terrains de plusieurs hectares à plusieurs dizaines d’hectares, la seconde se déploiera sur les aires de stationnement de 50 places ou plus.

En 2018, seuls les parcs photovoltaïques de plus de 500 kW (soit 1 hectare minimum) peuvent bénéficier des mesures de soutien de l’Etat. Pour les ombrières, celles-ci concernent même les petits projets.

Parcs au sol

De manière générale, les parcs au sol sont des projets de grande envergure, qui mobilisent des investissements importants et une ingénierie conséquente, notamment en phase de développement. Des opérateurs spécialisés, à l’instar des promoteurs immobiliers, se chargent d’obtenir l’ensemble des autorisations nécessaires au bon aboutissement du projet, et sont distincts des constructeurs voire des exploitants. Les développeurs vendent bien souvent leurs parcs photovoltaïques à la mise en service ou après quelques années d’exploitation seulement, afin de pouvoir financer de nouveaux développements.

Les terrains favorables sont de préférence plats et dégagés, sur plusieurs hectares, faciles d’accès et peuvent être clôturés. La distance de raccordement au poste source le plus proche fait également partie des critères de sélection d’un terrain. Enfin, une des premières interrogations lors de l’examen préalable d’un terrain est la compatibilité du projet avec le document d’urbanisme et les éventuelles protections et servitudes auxquelles applicables.

Les parcs photovoltaïques n’ont pas vocation à occuper des terres arables qui doivent, du point de vue du développement durable, être réservées à la production de nourriture dans une perspective de relocalisation de l’agriculture et de réduction de l’empreinte écologique des systèmes alimentaires.

Ils peuvent en revanche permettre de valoriser de manière écologique, sans aucun impact polluant direct et avec un impact visuel extrêmement limité, les nombreux terrains ouverts impropres à l’agriculture et non exploités pour un autre usage : terres arides ou polluées, friches industrielles, terrains militaires en reconversion, carreaux de mines, abords d’aéroports ou d’autoroutes, anciennes décharges, zones de protection de captages d’eau potable, zones de déprise etc.

En outre, les parcs photovoltaïques ne monopolisent qu’une partie des terrains qu’ils occupent, ce qui les rend compatibles avec certaines pratiques agricoles comme l’élevage extensif d’ovins (ces derniers contribuant de plus à l’entretien du terrain et à la maintenance de l’installation en conservant l’herbe rase) ou encore l’apiculture, les petites cultures maraîchères et autres modes de valorisation des parcelles.

Comme ils ne nécessitent pas de fondations lourdes du fait d’une faible prise au vent, ils ne laisseront pas de trace significative sur le terrain après leur démontage, permettant ainsi à un autre usage de prendre éventuellement leur suite au terme de leur durée d’exploitation commerciale ou technique.

Ombrières de parking

Les ombrières de parking présentent l’avantage de mobiliser du foncier déjà artificialisé et d’apporter un confort supplémentaire aux usagers du parking. En revanche, les coûts sont plus élevés en raison de la hauteur nécessaire des structures.

Aussi, la sélection d’un emplacement dépendra des frais de préparation, de la présence de réseaux enterrés, de la proximité avec le réseau électrique, de la reprise de la collecte des eaux pluviales… Les projets se réalisent généralement sur des aires de stationnement de plusieurs dizaines voire plusieurs centaines d'emplacements.

À la différence des parcs au sol, la pluie ne passe pas entre les modules.

Les principes d'implantation au sol

Parcs au sol

Un parc photovoltaïque au sol est composé d’un ensemble d’éléments dont les principes d’implantation sont adaptés au terrain et aux résultats des études préalables.

 

PV_sol_plan_implantation_Hespul_2018Éléments composant un parc photovoltaïque au sol©Hespul
  1. Une clôture sécurisée avec portail et vidéosurveillance
  2. Un accès chantier et exploitation
  3. Des voiries pour les travaux et la maintenance
  4. Un ou plusieurs champs photovoltaïques avec leurs chemins de câbles et boîtiers de raccordement
  5. Des postes onduleurs avec transformateurs
  6. Un poste de livraison vers le réseau électrique
  7. Une citerne incendie
  8. Des aménagements paysagers le cas échéant

Ombrières de parking

Dans le cas d’une ombrière de parking, on distinguera les zones de stationnement, couvertes par les ombrières, des zones de circulation. Celles-ci sont bien souvent pré-existantes au projet photovoltaïque et seront conservées pour minimiser les coûts de préparation du terrain. Les éléments techniques de l’installation photovoltaïques sont les mêmes, à la différence que les onduleurs et les postes électriques sont implantés sous les ombrières.

ombriere_implantation_Hespul_2018Disposition d'une ombrière de parking©Hespul
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Les différents systèmes de montage au sol

Parcs au sol

Dans les parcs au sol, les modules sont fixés sur des tables. Celles-ci sont soit en position fixe, généralement inclinées vers le sud, soit mobiles sur des structures couramment appelés "trackers" ou suiveurs de soleil, qui s’orientent en fonction de la course du soleil selon un ou deux axes.

1MW_Suisse_lestage_Hespul_2009Parc PV au sol de 1MW en Suisse avec structure bois et lestage©Hespul
PV_sol_Solon_mover_2_axes_SOLON_2009SOLON Mover 2 axes©SOLON SE Berlin

 

Les tables fixes comportent généralement 3 à 6 rangées de modules dans le sens de la hauteur sur 10 à 20 modules dans le sens de la longueur. Le bas des modules à environ 80 cm du sol et le haut des tables entre 2m50 et 4m.

Les trackers à axe unique horizontal forment des rangées nord-sud pour pouvoir pivoter d’est en ouest, généralement sur une largeur de module. Ils sont ainsi orientés à l’Est le matin à une inclinaison de 50° par rapport à l’horizontale, positionnés à l’horizontale à midi, et inclinés à l’Ouest à 50° le soir. Leur débattement ne dépasse pas 2m50 de haut. Ils sont équipés de moteurs répartis par rangées ou actionnant plusieurs rangées à travers un axe.

Les trackers deux-axes, qui s'orientent d'est en ouest au cours de la journée mais également du nord au sud en fonction des saisons, sont réservés aux cellules photovoltaïques à concentration. Celles-ci sont constituées d'une lentille de Fresnel en face avant de chaque cellule de silicium, pour lesquelles l'incidence du rayonnement solaire doit être normale à tout instant.

Le choix de la hauteur des structures dépend de l'impact paysager du parc et des possibilités d'ancrage (de la nature du sol). L’espacement entre les rangées de modules est calculé en fonction de l’ombrage mutuel d’une rangée ou d’un tracker sur l’autre.

Des systèmes agrivoltaïques sont actuellement en phase de test, permettant de concilier une culture agricole et une production d'énergie sur les mêmes parcelles.

  Puissance surfacique
Parc PV au sol – modules sur tables inclinées à 30° 0,5 à 0,65 MWc/ha de terrain clôturé
Parc PV au sol – modules sur tables inclinées à 15° 0,65 à 0,9 MWc/ha de terrain clôturé
Parc PV au sol – modules sur trackers mono-axe Est-Ouest 0,35 à 0,5 MWc/ha de terrain clôturé

Densités de puissance moyennes des parcs au sol, pour des modules de 15 à 20% de rendement surfacique (source : Hespul)

Ombrières de parking

Les ombrières de parking nécessitent des structures support conséquentes, dont la hauteur et l’emprise au sol doivent être adaptés à la circulation des véhicules (voitures, camion…), et la tenue mécanique aux conditions climatiques (neige et vent…). Il est aussi important de favoriser la correspondance entre les groupes de modules photovoltaïques sur le plan électrique et sur le plan architectural.
Les supports peuvent présenter différentes formes de charpentes : en T, en Y, en V, en , en W…

PV_sol_structures_ombrieres_Hespul_2018Diversité des structures supports d'ombrière de parking©Hespul

Les plans de modules sont généralement peu inclinés, de 10 à 15° par rapport à l’horizontale, et sont orientés sud.

  Puissance surfacique
Ombrières de parking – modules inclinés à 10° 90 à 120 Wc/m2 de parking pour véhicules légers (voieries comprises)

 

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Le parc photovoltaïque dans son environnement

Insertion paysagère

PV_sol_insertion_paysagere_PhoenixSolar_2009.pngExemple d'insertion paysagère d'un parc PV au sol©Phoenix Solar

 

Bien qu’ils soient plus gourmands en espace que leurs cousins éoliens du fait d’une densité énergétique plus faible, les parcs photovoltaïques ont un impact paysager nettement moindre découlant de caractéristiques qui les rendent beaucoup moins visibles :

  • une structure visuelle horizontale et non verticale avec une hauteur maximale de quelques mètres, ce qui les rend peu visible pour un observateur au sol, même se trouvant à proximité.
  • une gamme de couleurs dominantes « passe-partout » (entre bleu moyen et gris foncé)
  • l’absence de mouvement attirant l’œil et donc l’attention.

Combiné à ces trois caractéristiques, l’effet d’alignement des champs de modules peut, pour un observateur situé en surplomb, rappeler certaines pratiques agricoles courantes (andains de foin, champs de lavande, vignes …).

En ce qui concerne la co-visibilité, notamment avec des monuments historiques ou des sites naturels, les parcs photovoltaïques sont soumis aux règles de droit commun dès lors qu’il s’agit d’un site classé au titre du patrimoine ou de l’environnement, sous l’autorité des ABF ou de la Commission des sites concernée.

Impacts sur la faune

La gêne occasionnée à la faune aérienne (oiseaux et insectes), essentiellement visuelle, est très limitée, et aucune observation ni étude n’a démontré l’existence de problèmes sensibles. L’idée parfois évoquée que la surface des modules pourrait être confondue avec une étendue d’eau par les oiseaux aquatiques est clairement infondée. Une étude menée en Allemagne sur un parc mitoyen d’un immense bassin de retenue du canal Main-Danube n’a révélé aucun cas d’une telle confusion.

L’obligation de clôturer les terrains pour des raisons de sécurité et d’assurance peut en revanche empêcher la faune terrestre moyenne et grande de se déplacer à sa guise, ce qui peut avoir des implications au niveau de l’équilibre de la biodiversité locale compte tenu de la dimension des espaces pouvant ainsi être interdits. Une solution peut être trouvée par la mise en place de dispositifs de passage des clôtures adaptés à la taille et aux mœurs des espèces concernées et, dans certains cas, de corridors écologiques.

Retombées pour le territoire

Fiscalité locale

Les parcs photovoltaïques au sol peuvent être économiquement attractifs pour les collectivités territoriales auxquelles l’arrivée d’un tel équipement est susceptible de procurer un revenu non négligeable grâce à la fiscalité locale (taxe d’aménagement, taxe foncière, contribution foncière des entreprises, IFER…) qui peut s’élever à plusieurs dizaines de milliers d’euros par an.

Pour une petite commune rurale, une rentrée de cet ordre de grandeur, garantie sur 20 ans, peut représenter une manne permettant de financer des projets ou des activités socialement utiles à la communauté et aux habitants, et contribuer ainsi à redynamiser des territoires en perte de vitesse.
Par ailleurs, si la commune est propriétaire du terrain, elle percevra aussi un loyer pour la mise à disposition de celui-ci. Enfin, elle peut décider d’entrer au capital de la société projet afin de toucher des dividendes, mesure encouragée par les pouvoirs publics à travers les appels d’offres de la CRE.

Maintien d'une activité agricole

Un parc PV au sol peut aller de pair avec le maintien d’une activité pastorale, pourvu que les hauteurs des structures et le schéma d’implantation des divers éléments aient anticipé cet usage. Le développeur photovoltaïque peut aussi inclure dans son projet la préparation de prairies (terrassements éventuels, ensemencement…) et l’installation de points d’eau pour les bêtes.

A Ortaffa, dans les Pyrénées Orientales, juwi EnR (désormais Neoen) et le maire de la commune ont mis en place une démarche spécifique permettant une bonne intégration d’un parc photovoltaïque au sol de 25 MW à la réalité du territoire.
Le parc en question, raccordé en septembre 2013, est implanté sur 87 hectares de terrains de faible valeur agronomique du type friches et vignes classées VCC1 (pour 90% de la surface du projet).

PVSol_Ortaffa_ensemble_Dronimages-Juwi_2012Vue d’ensemble du parc agri-solaire d’Ortaffa©Dronimages, R. Roig / Juwi EnR

L’ensemble a été pensé pour permettre une cohabitation harmonieuse entre le parc et une agriculture respectueuse de l’environnement : découpage du parc en 10 enclos pour respecter les spécificités naturelles du site, certification ISO 14001 du chantier avec la mise en place d’une charte chantier vert, semis d’espèces fourragères et mellifères locales, entretien naturel du parc grâce aux moutons, installation de ruches….

 

PV_sol_Ortaffa_entretien_moutons_Dronimages-Juwi_2012Entretien du parc agri-solaire d’Ortaffa par des moutons©Dronimages, R. Roig / Juwi EnR

 

Afin de préserver le patrimoine viticole de la région, juwi EnR et le maire d’Ortaffa ont mis en place une charte viticole permettant d’intégrer le développement de cette filière agricole en cohésion avec le projet de parc photovoltaïque. La charte prévoit que juwi EnR offre son soutien technique et financier aux exploitants pour replanter sur des terrains à plus grande valeur agronomique et améliorer leur vignoble, ou restructurer qualitativement leur exploitation voire se convertir à l’agriculture biologique. De plus, les meilleures parcelles de vigne ont été préservées selon des critères de qualité et de productivité alors que d’autres ont pu accueillir des installations photovoltaïques.
Ce projet a été présenté en amont aux habitants et acteurs locaux concernés afin de recueillir leurs avis et intérêts.
 

 

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